Le parcours de Christophe Bouchet et son passage à l'OM

Mon parcours

Le pont Bonaparte, prédécesseur de pont Napoléon. Face à lui, coté quai du Portillon se tenait un bar le « Bonaparte » qui avait été déplacé près du pont de la Motte

Je suis né le 12 novembre 1962, fils de Monique Bonnin (épouse Olivier) et de Jean-Louis Bouchet qui se sont rencontrés à Tours, au bal de l’Olympia avant de se marier à l’église Saint-Etienne, place Michelet, et de fêter cela dans le bar de mon arrière grand-mère, Gabrielle, qui tenait alors le Bonaparte, en face du pont Bonaparte, détruit et devenu aujourd’hui le pont Napoléon.

Ma mère enseignante a travaillé à Blois puis a acheté à Romilly-sur-Seine une école Pigier. Mon père est décédé en 1969. Ma mère est revenue à Tours en 1972. Elle a aussi épousé cette année là, Francis Olivier, qui m’a adopté. Mon nom patronymique complet est ainsi Christophe Bouchet-Olivier.

Journaliste

J’ai effectué ma scolarité au Collège et Lycée Saint-Grégoire jusqu’à la classe de première et ma classe de Terminale D au Lycée Saint Joseph de Chinon.  J’ai ensuite étudié en Sciences pour devenir ingénieur en aéronautique mais j’ai vite été pris par le virus des médias de l’explosion des radios libres. J’ai débuté sous la houlette de Paul Truchon au service des sports de Radio Méga Tours. Mon sport de prédilection était le hockey-sur-glace. J’ai ensuite présenté les journaux puis des émissions spécialisées (revue de presse, rock).

C’est ainsi que j’ai débuté ma carrière de journaliste, d’abord, donc, à Radio Méga Tours (groupe Nouvelle République du Centre Ouest) puis  Radio Marguerite à Angoulême (Groupe Sud Ouest). En 1984, je suis entré à l’AFP (Agence France Presse). J ‘ai travaillé au bureau de Tours, qui se trouvait rue Etienne Pallu, puis, après un séjour de six mois au service des sports à Paris, j’ai demandé à aller à Marseille (1986-1989) . C’était une période idyllique pour un jeune journaliste (mort de Gaston Defferre, arrivée de Bernard Tapie à l’OM, affaires corses, etc…).

J’étais passionné par cette nouvelle vie et cette nouvelle ville.  Mon premier fils est né à Marseille, à la maternité de la Belle de Mai.

Ecrivain

J’en profite pour écrire deux livres, l’un sur l’Olympique de Marseille (Olympique de Marseille les années Tapie, Solar ) et l’autre sur les présidents de football (Les Vrais patrons du football, Solar).  Ce dernier ouvrage m’a permis de rencontrer Jean-Louis Borloo. Nous ne nous sommes plus quittés.

En 1989, je suis nommé rédacteur en chef du bureau de Lille l’AFP (1989-1995). J’en profite pour écrire quatre nouveaux livres :

« L’Aventure Tapie » (Seuil/Points actuels),

« Comment devenir riche et célèbre sans vraiment le mériter » (Albin Michel),

« Le chantier su siècle, le tunnel sous la Manche » (Solar)

« Tapie, l’homme d’affaires » (Seuil/point actuels)

J’écris et réalise un film sur Bernard Tapie en collaboration avec Vassili Silovic. Ce fut une expérience passionnante de découvrir un autre mode communication, plus médiatique mais aussi plus contraint sur le plan technique. J’y ai rencontré des gens formidables.

Mon deuxième fils est né à Roubaix.

Avec quelques amis, j’ai fondé à Lille le Club de la presse.

Le Nouvel Obs

Après onze années d’AFP bien remplies, cette maison est inoubliable, je suis rentré au Nouvel Observateur pour m’occuper des secteurs Police et Justice mais j’ai compris bien vite que j’aurais du mal à faire de longs papiers sur ces sujets. J’ai bifurqué vers le Sport et l’Economie, mes deux secteurs d’adoption. Et j’ai passé ici sept belles années dans le Temple de la pensée de gauche, un peu  » caviar  » certes, très Bobo aussi mais avec une somme de personnalités aux expériences toutes plus riches les unes que les autres. Cette période journalistique me manque souvent. Elle était déconnectée de l’économie réelle (couvés que nous étions par Claude Perdriel) et nous avions à l’époque, grâce à Jean Daniel et Laurent Joffrin, une autonomie et une liberté incroyables.

C’est en écrivant sur les domaines du Sport et de l’Economie que j’ai inévitablement croisé Robert Louis-Dreyfus. Nous sommes devenus amis, nous parlions cigare, vins de Bordeaux, de Tapie, de football, de l’Olympique de Marseille, évidemment. Je lui ai fait rencontré Pape Diouf, journaliste devenu agent de joueurs. Nous échangions beaucoup sur l’OM. Malgré sa maladie, il était tenace et un homme de défi peu commun. Attablé à une brasserie parisienne, Il  m’a lancé un jour de 2001: « Vous qui êtes si malin, allez-y ».

Olympique de Marseille


J’y suis allé. L’expérience totale. Un club ruiné, des supporters en colère qui me détestaient parce qu’ils croyaient (à tort) que j’allais rogné sur les prérogatives. Je deviens aussi membre du conseil d’administration de la Ligue de football professionnel, membre du conseil d’administration du G14, regroupant les 14 plus grands clubs européens.

Arrivé à l’OM avec Alain Perrin comme entraîneur, j’ai réussi –et j’en suis très fier – à stabiliser le club. Imaginez : quand je suis arrivé, le club perdait en moyenne 40 millions d’euros par an ! J’ai redressé les comptes du club afin d’être bénéficiaire pour la première fois en 2003. Je fais construire le siège du club sur le terrain de la Commanderie.

Sous mon ère, le club se qualifie pour la Ligue des Champions et dispute la finale de la coupe de l’UEFA (contre Valence CF) après avoir nommé José Anigo comme entraîneur. Je fais venir au club des joueurs comme Didier Drogba, Benoît Pedretti et Bixente Lizarazu. Je fais également revenir Fabien Barthez de Manchester United. J’engage Pape Diouf comme manager général (2004).

Je permets à l’OM de disposer de recettes importantes en obtenant auprès des instances du football un nouveau contrat de droits TV très avantageux pour le club et en signant de juteux contrats de sponsoring comme celui d’Adidas.

Les résultats très décevants en première moitié de saison 2004/2005 et la gestion contestée par les supporters de « l’après Drogba » ont eu raison de moi après plus de deux années passées au club.

Mon troisième fils et ma fille sont nés à Marseille.

A partir de janvier 2009 je replongerai dans la vie de club en devenant vice-président du Tours football club. Je quitte mes fonctions à la tête du club en novembre 2011 pour de nombreuses raisons mais surtout pour ne pas être soupçonné de conflits d’intérêts dans mon parcours politique (voir mes engagements en politique).

La vie en entreprise

Après avoir quitté l’Olympique de Marseille, je rachète une petite entreprise à Toulouse qui faisait de la Régie de clubs de football (Toulouse, Grenoble, Istres) puis je deviens directeur général de Sportfive, une société du groupe Lagardère. Ancienne maison Darmon, Sportfive gérait les intérêts de nombreux clubs de football (Lyon, PSG, Lens… ) ou de fédérations (FFF, CAF).

Je quitte le groupe en 2011 après quatre années épuisantes.

Je suis aujourd’hui consultant en Stratégie et Marketing avec ma petite structure, souple et efficace au service des Ligues, Fédérations et clubs.

 

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