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[Communiqué UDI37] Battre un Front National en pleine expansion c’est simplement tenir ses engagements et avoir des attitudes modernes.

Battre un Front National en pleine expansion c’est simplement tenir ses engagements et avoir des attitudes modernes.

 

Dans le département d’Indre-et-Loire, malgré une mobilisation (59.74% au 2e tour) en forte progression par rapport aux dernières élections départementales (50.92% au 2e tour) et un taux de participation qui se rapproche fortement de celui des municipales de 2014 (60.80% au 2e tour), il faut toutefois noter que l’abstention reste très forte et un enjeu majeur.

A Tours, en revanche, la participation entre les deux tours a explosé (44.09% => 54.3%). Toutefois, contrairement aux prédictions, cette mobilisation a profité tant aux forces de gauche qu’au Front National dont le score en voix est éloquent (3576 municipales=>7669 régionales). Sur le département, la progression est aussi très importante entre les « Départementales » et les « Régionales » où le FN a encore gagné 4.500 voix. Il est donc temps de sortir d’urgence des analyses désormais désuètes assénant que la mobilisation fait barrages aux extrêmes.

Par rapport aux élections municipales, le score du PS est principalement en progression en zone urbaine, à Tours (20.169 votes, 48.84% vs 17.398, 41.68%) et à Joué-lès-Tours (43.42 => 44.96) mais aussi à Ballan-Miré (40.96=>43.89), Saint-Avertin (20.62=>40.55) et Saint-Cyr (24.66=> 36.85).

La thèse du désaveu municipal des maires de droite et du centre élus pour la première fois en 2014 est donc une fadaise. D’autant que l’on constate des effets équivalents à Orléans et encore plus significatifs  à Bourges. L’explication de cet échec est ailleurs : contrairement aux élections municipales, l’union régionale était très large, trop large, au point de désorienter nos électeurs traditionnels. Cela a entraîné un report vers le FN ou vers la gauche.

En effet, la liste conduite par Philippe Vigier a subi la double peine. Les électeurs centristes, rebutés par la droite trop décomplexée ne se sont pas résignés à voter pour cette liste même si elle était conduite par un UDI. D’autre part, la droite tourangelle, modérée et traditionnelle, n’a pas accepté le Modem, adversaire farouche depuis de nombreuses élections en Indre-et-Loire. A l’unanimité, le conseil départemental UDI avait d’ailleurs demandé aux instances nationales de retirer le MoDem des listes en Indre-et-Loire estimant son ralliement prématuré et suicidaire.

Ainsi, l’union de type « municipales » avait bien fonctionné, l’union de type « régionales » s’est avérée être un échec.

A Tours, Serge Babary a parfaitement eu raison de ne pas briguer un mandat afin de rester dans le respect de la parole donnée aux tourangeaux qui lui ont fait confiance en mars de l’année dernière. « 100% maire » était une promesse. Elle a été respectée. Ce respect des électeurs est le meilleur rempart contre les extrêmes. On peut d’ailleurs noter que François Bonneau a mené une campagne similaire à celle que nous avions menée aux municipales avec des actions de proximité et l’assurance aux électeurs d’assurer sa fonction à temps plein.

Battre un Front National en pleine expansion c’est simplement tenir ses engagements et avoir des attitudes modernes. L’électeur en a ras-le-bol du cumul des mandats et des hommes et femmes politiques qui ne tiennent aucune de leurs promesses. C’est pour cette raison que beaucoup d’électeurs sont tentés de renvoyer dos à dos les partis de gouvernement. Nous verrons d’ailleurs quelle est l’attitude de Jean-Patrick Gille, élu dimanche aux régionales et qui prônait jusqu’ici la thèse : « un homme, un mandat ». On peut d’ailleurs être très surpris du comportement de François Hollande qui a fait voter une loi contre le cumul des mandats et qui demande au nouveau président de région Bretagne de rester ministre de la Défense. Cette confusion est le meilleur ferment du FN.

Pour battre le Front National ou toute autre forme d’extrémisme, l’urgence est avant tout de relancer la machine économique. La situation de la France est calamiteuse. Les extrêmes prospèrent également sur cette angoisse. Il donc écouter très vite toutes les propositions dans ce sens et rechercher l’unité, non pas dans des alliances politiciennes mais dans projets régionaux ou nationaux visant à relancer une économie français au bout du rouleau.

Enfin, je tiens à apporter tout mon soutien à Philippe Vigier, qui a échoué d’un souffle dans son entreprise mais également à féliciter François Bonneau pour sa réélection et je lui souhaite le meilleur pour son nouveau mandat de 6 ans à la présidence de la Région.

 

Christophe Bouchet

Président de la Fédération UDI d’Indre-et-Loire

 

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